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Poupées sexuelles, concurrence déloyale : face à Shein, les autorités ne sont pas de taille

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La plateforme chinoise aux pratiques commerciales agressives arrive mercredi à Paris, sur fond de polémique après la découverte de poupées pédopornographiques dans son catalogue. Mais l’Etat semble démuni pour juguler son expansion.

A Paris, devant le BHV, une affiche aux couleurs de Shein piétinée, le 3 novembre 2025. (Denis Allard/Libération)
Publié le 03/11/2025 à 21h02

Haro sur le vilain méchant site. Présent en France depuis 2015, Shein est devenu depuis ce week-end carrément infréquentable après que des poupées pédopornographiques ont été repérées sur ce bazar en ligne. «Si ces comportements sont répétés, nous serons en droit, et je le demanderai, qu’on interdise l’accès de la plateforme Shein au marché français», a prévenu lundi le ministre de l’Economie, Roland Lescure. Samedi, la direction générale de la Répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé avoir fait un signalement à la justice. Sanctions possibles : sept ans maximum d’emprisonnement pour les personnes physiques et 100 000 euros d’amende. De quoi inquiéter sérieusement Shein, dont les dirigeants ne résident pas dans l’Hexagone et dont le chiffre d’affaires supporte aisément ce genre d’amende ?

Gagner en respectabilité

Le site de fast-fashion jure que cela ne se reproduira pas et a annoncé ce lundi avoir interdit la vente des produits de type «poupées sexuelles». Le ministère de l’Economie confirme en outre à Libération que des actions judiciaires sont en cours contre d’autres vendeurs en ligne, pour le même motif : Temu et Aliexpress. En 2021, une autre plateforme chinoise, Wish, avait, elle été déréférencée en raison de produits dangereux «après plusieurs mesures d’injonctions successives et à la suite d’une enquête de la DGCCRF», précise Bercy. Reste que l’Etat est pauvre en outils législatifs ou réglementaires pour faire face et les opérateurs concernés l’ont

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