Deuxième plan de départ en deux ans. Le groupe SeLoger-Meilleurs Agents va supprimer 275 postes, soit près de 30 % de ses effectifs, pour adopter une organisation plus «locale», a annoncé son directeur général, Baptiste Capron, ce mardi 3 février à l’AFP, confirmant une information du journal les Echos. Les développeurs et ingénieurs représentent 80 % des effectifs supprimés en France. Des suppressions de postes sont aussi prévues en Allemagne.
Filiale du groupe Aviv dédiée aux annonces immobilières en ligne et à l’estimation de biens, présente en France, Allemagne, Belgique et Israël, SeLoger-Meilleurs Agents avait mis beaucoup de moyens pour construire une plateforme d’annonces immobilières commune à tous les pays. Désormais, ce «projet a abouti et ne nécessite plus les mêmes capacités» de développement, a expliqué Baptiste Capron, à la tête de l’entité française qui compte 964 salariés.
A l’avenir, le groupe veut se concentrer sur les besoins locaux et développer des services dédiés aux clients français, comme l’intégration de la carte scolaire dans la recherche de logement. En France, le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) est assorti d’un plan de départs volontaires et la direction, en accord avec les syndicats, espère «maximiser le volontariat», a précisé Baptiste Capron.
La crise immo «n’est pas le facteur numéro 1»
Une période de deux mois est ouverte pour les départs volontaires, avant des propositions de reclassement interne, puis des licenciements à partir du printemps «s’il reste des suppressions de postes nécessaires à l’issue» du plan de départs volontaires, selon des documents internes consultés par l’AFP.
Comme le reste du secteur, de 2022 à 2024, SeLoger-Meilleurs Agents a souffert de la crise de l’immobilier et de la chute du nombre de transactions. Mais «ce n’est pas le facteur numéro 1», a assuré Baptiste Capron.
Le nombre de postes supprimés a été plusieurs fois revu à la baisse «grâce à la qualité du dialogue social», selon le directeur général, qui affirme que le projet de transformation du groupe a obtenu l’accord majoritaire des syndicats. Un premier plan de départs volontaires avait mené à la suppression de 90 postes en 2024.




