La France défend-elle sa souveraineté industrielle et technologique avec un pistolet à bouchon face au porte-avions de l’impérialisme économique américain ? Des insoumis à l’extrême droite, la question est posée avec virulence par plusieurs oppositions depuis que le gouvernement a confirmé le 28 janvier qu’il ne s’opposerait pas à la vente de la totalité du capital de l’équipementier aéronautique LMB Aerospace au groupe américain Loar pour un montant de 367 millions d’euros.
Spécialisée dans les petits ventilateurs motorisés destinés à refroidir les électroniques embarquées, la PME corrézienne fournit des équipements à Dassault Aviation pour l’avion de combat de Rafale, à Airbus pour l’hélicoptère Tigre ou encore à Naval Group pour les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) ou le porte-avions Charles-de-Gaulle… De quoi alimenter une belle polémique sur le thème de l’abandon de souveraineté, en plein effort de réarmement européen et sur fond de crise avec les Etats-Unis.
Car le ministre de l’Economie, Roland Lescure, n’a pas imposé la présence rassurante de son bras armé, la Banque publique d’investissement, au capital de LMB Aerospace, contrairement à ce qu




