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Souveraineté

Pourquoi le rachat du français LMB Aerospace par l’américain Loar fait polémique en plein réarmement

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Sur fond de crise avec les Etats-Unis et en plein «effort de défense», l’opération est vivement critiquée par le RN et les insoumis après le feu vert donné par Bercy. L’Etat a pris «une action préférentielle» dans ce fournisseur du Rafale qui a déjà été sous pavillon américain.

Roland Lescure, ministre de l'économie, à l'Assemblée nationale le 27 janvier 2026. (Dimitar Dilkoff /AFP)
Publié le 29/01/2026 à 13h46

La France défend-elle sa souveraineté industrielle et technologique avec un pistolet à bouchon face au porte-avions de l’impérialisme économique américain ? Des insoumis à l’extrême droite, la question est posée avec virulence par plusieurs oppositions depuis que le gouvernement a confirmé le 28 janvier qu’il ne s’opposerait pas à la vente de la totalité du capital de l’équipementier aéronautique LMB Aerospace au groupe américain Loar pour un montant de 367 millions d’euros.

Spécialisée dans les petits ventilateurs motorisés destinés à refroidir les électroniques embarquées, la PME corrézienne fournit des équipements à Dassault Aviation pour l’avion de combat de Rafale, à Airbus pour l’hélicoptère Tigre ou encore à Naval Group pour les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) ou le porte-avions Charles-de-Gaulle… De quoi alimenter une belle polémique sur le thème de l’abandon de souveraineté, en plein effort de réarmement européen et sur fond de crise avec les Etats-Unis.

Car le ministre de l’Economie, Roland Lescure, n’a pas imposé la présence rassurante de son bras armé, la Banque publique d’investissement, au capital de LMB Aerospace, contrairement à ce qu

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