Les mystères de l’alchimie politique aboutissent parfois à de curieux paradoxes. Ainsi, la dette publique de la France, naguère évoquée comme un péril imminent, n’a jamais été aussi élevée que ces derniers mois (2 813 milliards d’euros fin 2021, 113 % du PIB selon l’Insee) mais le sujet est quasi absent de la campagne présidentielle. Les candidats n’en parlent pas, ou presque pas, très peu soucieux d’afficher leur sérieux budgétaire et de détailler le «cadrage» macroéconomique de leurs programmes. Lors de son meeting du 2 avril, Emmanuel Macron y a consacré un court paragraphe de son discours, promettant de la baisser à partir de 2026. Et lors de sa conférence de presse de présentation de son projet, il a fallu qu’une journaliste l’interroge sur cette thématique pour que le président de la République donne quelques précisions. Seule la prétendante du parti Les Républicains, Valérie Pécresse, a tenté d’en faire un cheval de bataille en
Quoiqu'il en coûte
Présidentielle: la dette publique effacée de la campagne
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Cheval de bataille de la droite et des libéraux lors des précédents scrutins, le sujet de la dette publique est absent du débat politique. La crise sanitaire et son «quoiqu’il en coûte» ont déboulonné les certitudes d’hier, replaçant son remboursement dans le temps long.
Le 2 avril, Emmanuel Macron, en meeting de La Défense, avait à peine évoqué le sujet de la réduction de la dette. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 06/04/2022 à 16h10
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