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En haut de la pile

Quand la voiture détruit le monde en plus de révéler le «micro-fasciste» en nous

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Le philosophe Kilian Jörg publie «Auto-destruction» : un essai pour en finir avec l’automobile écocide et mortifère, qui analyse aussi notre relation toxique avec la bagnole.

Le tribunal administratif de Toulouse a décidé, le jeudi 27 février 2025, d'annuler l'autorisation environnementale du chantier de l'A69. (Ulrich Lebeuf/Myop pour Libération)
Publié le 08/11/2025 à 9h56

La voiture à la casse et avec elle toute la civilisation de l’automobile ? C’est le programme d’Auto-destruction, un pamphlet signé de l’artiste et philosophe autrichien Kilian Jörg, qui travaille sur la catastrophe écologique et la manière d’y répondre en livrant bataille au capitalisme climaticide. Sous-titré Pourquoi la voiture détruit le monde (et comment arrêter ça), ce petit essai combatif et didactique ambitionne de déconstruire l’automobile que Roland Barthes décrivait dans Mythologies (1957) comme «l’équivalent exact des grandes cathédrales gothiques» appliqué à la société de consommation. Kilian Jörg la dépeint aujourd’hui comme «le produit capitaliste qui a le plus durablement homogénéisé notre planète et nos modes de vie».

Avec les conséquences catastrophiques que l’on sait. «Notre empreinte écologique est en réalité surtout une empreinte de pneu sur une chape de bitume», rappelle l’auteur : «On peut mettre en regard la courbe de la grande accélération de la teneur en CO2 de l’atmosphère terrestre avec la courbe du nombre total de véhicules sur notre planète.» Bilan : un million de morts par an, entre accidents, pollution atmosphérique et catastrophes climatiques, affirme-t-il. Et

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