Heureux comme un marchand de canons rhénan. Fondée en 1889 au début du règne de Guillaume II à Düsseldorf, la fabrique d’armes Rheinische Metallwaren und Maschinenfabrik AG a traversé deux déflagrations mondiales avec ses pièces de 75 mm et ses mitrailleuses MG 42. Elle a vu ses usines nationalisées par les nazis, puis rasées par les bombardements alliés, avant de renaître à la faveur de la guerre froide pour équiper la Bundeswehr en artillerie et blindés. Mais depuis l’agression russe contre l’Ukraine, les affaires n’ont jamais aussi bien marché pour Rheinmetall qui est devenu à elle seule le champion et le symbole du réarmement allemand.
Ses usines tournent à plein régime pour livrer blindés et véhicules d’infanterie, canons et obus de tout calibre à l’armée allemande. Mais aussi à l’Ukraine, où le groupe est en train de construire des installations de production, comme en Roumanie, en Pologne ou en Lituanie. A la grande fureur de Vladimir Poutine qui aurait planifié en 2024 un projet d’attentat contre le PDG de Rheinmetall Armin Papperger, déjoué par la CIA. Avec un chiffre d’affaires de près de 10 mill




