Un tableau saisissant des disparités sexistes qui règnent dans l’entrepreneuriat français nous est fourni cette semaine par nulle autre qu’une organisation patronale, en l’espèce la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Cette dernière publie ce vendredi 9 janvier un «observatoire» sur l’«influence économique des entreprises dirigées par les Femmes en France», dont Libération et France Inter ont pris connaissance en avant-première. Ce travail a pour principal intérêt de livrer une synthèse éclairante des inégalités qui règnent au sommet des entreprises françaises, et qu’illustrent notamment les difficultés rencontrées par des dirigeantes quand elles cherchent des financements.
Jusqu’à maintenant, la CPME n’avait pas montré un intérêt fou pour les questions liées aux discriminations de genre. «Avec l’arrivée du nouveau président Amir Reza-Tofighi [en janvier 2025, ndlr], il a été décidé que l’entrepreneuriat des femmes serait un sujet stratégique», explique Fariha Shah, vice-présidente de la CPME chargée de ce suj




