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Made in France

Rentable pour la première fois de son histoire, le Slip français se porte bien

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Dix-huit mois après l’ouverture de son usine en région parisienne, la marque de sous-vêtements fabriqués en France célèbre ses résultats 2025, en hausse de 16 % par rapport à 2024. Et réalise enfin des bénéfices.

L’année dernière, le fabricant a gagné 200 000 nouveaux clients, une hausse de 30 % par rapport à 2024, selon des chiffres communiqués le 6 janvier. (Thomas Samson/AFP)
Publié le 12/01/2026 à 16h36

Quinze ans qu’il attendait ça. Avec 21 millions d’euros de chiffre d’affaires en croissance de 16 % en 2025 par rapport à 2024 et un résultat net positif «de plusieurs centaines de milliers d’euros», Guillaume Gibault, le patron et fondateur du Slip français peut enfin dire que son entreprise de sous-vêtements «made in France» créée en 2011 est rentable. «Les Français nous ont sauvé les fesses», s’amuse-t-il à répéter. L’année dernière, le fabricant a gagné 200 000 nouveaux clients, une hausse de 30 % par rapport à 2024, selon des chiffres communiqués le 6 janvier.

Un succès qui s’explique, selon Guillaume Gibault, par le retour à un principe industriel simple : l’économie d’échelle. La marque cantonnée jusqu’ici à l’achat cadeau haut de gamme (40 euros le boxer) et des articles fabriqués en petites séries, a cassé ses prix grâce à la massification de sa production et en limitant le nombre de produits. «Quand on a divisé le prix du slip par deux, en passant de 40 à 20 euros, nos ventes ont été multipliées par trois ou quatre», indique Guillaume Gibault.

Ce changement de stratégie s’appuie sur

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