Tous patrons ! C’est en tout cas ainsi que pourront se désigner les salariés de l’usine Duralex de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret. Le 26 juillet, le tribunal de commerce d’Orléans a choisi d’opter pour la proposition portée par des salariés du célèbre verrier d’adopter le statut de société coopérative de production (scop), tout comme 2 590 autres entreprises en France. Bien que ce modèle soit relativement méconnu du grand public, il existe depuis cent quarante ans. Maxime Quijoux, sociologue au CNRS et expert des systèmes coopératifs, étudie ces structures «prometteuses» mises en avant par les responsables politiques de gauche comme de droite, mais qui bénéficient d’un «soutien limité et souvent insuffisant».
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Les scop, c’est l’autogestion ?
Les sociétés coopératives et participatives sont souvent perçues comme une forme d’autogestion. Pourtant, bien que quelques-unes revendiquent ce modèle et qu’une forme d’autogestion informelle puisse exister dans les petites scop, cela reste rare. Les scop fonctionnent plutôt comme des entreprises traditionnelles avec une gouvernance démocratique : les dirigeants sont élus par les salariés. Elles évoluent dans tous les secteurs traditionnels de l’économie, tout en mettant l’accent sur des valeurs démocratiques, la répartition de la valeur et l’écologie.
Quels sont leurs avantages ?
Le modèle des scop est très prometteur. Les emplois ne sont pas délocalisables, car les employés sont propriétaires de leur e




