Eurêka : le nom de ce quartier sorti de terre en l’espace de deux ans à Castelnau-le-Lez, en bordure de Montpellier (Hérault), séduit davantage que son profil. Immeubles de bureaux en enfilade, blocs de béton blancs en construction… Dans cette zone sans âme, les commerces se comptent encore sur les doigts d’une main. Pourtant, Laurent Vidal, 42 ans, s’y sent bien depuis qu’il a ouvert ici en 2020 une boulangerie à l’enseigne Ange, un réseau de franchise réunissant 212 points de vente en France.
«Avant, on était moins regardant»
Sa stratégie commerciale repose sur une offre par lots : baguettes ou croissants, vendus 1 euro l’unité, reviennent à 75 centimes si l’on en prend quatre ; le pain au chocolat, proposé à 1,10 euro, coûte 83 centimes par lot de quatre. Des prix doux malgré une note d’électricité salée : «En six mois, nos factures d’énergie ont augmenté de 25% à 30%, calcule Laurent Vidal. Il a fallu revoir nos méthodes de travail, notamment avec nos fours, qui constituent le poste le plus énergivore avec les chambres froides.»
Prévisions
Désormais, les trois fours de la boulangerie sont systématiquement coupés entre chaque utilisation. Certains sont exploités au maximum de leurs capacités, ou bien activés partiellement en fonction de leur remplissage. «On essaie de combiner au maximum les cuissons entre elles. Avant, on était moins regardant», concède Laurent Vidal. Economies aussi sur le lave-vaisselle, qui doit être plein avant d’être lancé, ainsi que sur la climatisation : «Autrefois,




