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A ArcelorMittal, la stratégie du bras de fer : «C’est le rapport de force perpétuel»

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Une proposition de loi, déposée par LFI, va être examinée ce jeudi à l’Assemblée nationale sur la possible nationalisation du sidérurgiste, qui refuse de s’engager dans la décarbonation de sa production et a annoncé un plan social d’ampleur en France. Se montrant intraitable en affaire.

Sur le site ArcelorMittal de Basse-Indre, près de Nantes (Loire-Atlantique), lors d’une grève au mois d’octobre contre un plan social prévoyant de supprimer 637 postes en France.  (SEBASTIEN SALOM-GOMIS/AFP)
ParStéphanie Maurice
correspondante à Lille
Publié le 27/11/2025 à 7h09

Nationaliser ou pas ArcelorMittal ? Ce jeudi 27 novembre, les députés vont examiner la proposition de loi déposée par la députée LFI Aurélie Trouvé. Le groupe sidérurgique emploie 15 000 personnes en France et exaspère jusqu’à ses interlocuteurs les plus patients. La multinationale refuse, pour l’instant, de s’engager dans la décarbonation de sa production d’acier à Dunkerque (Nord), son plus important site français, contrairement à ses promesses initiales. Ce projet est pourtant nécessaire : l’Union européenne a fixé un objectif de réduction de 55 % des gaz à effet de serre de sa sidérurgie pour 2030.

L’acier produit dans les hauts-fourneaux chauffés au charbon, grands émetteurs de CO2, sera soumis à une taxe carbone élevée. Alain Le Grix de la Salle, le président d’ArcelorMittal France, a riposté sur son compte LinkedIn : «Je veux le répéter haut et fort, s’il en est besoin : NON, nationaliser ArcelorMittal France

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