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A la barre

A Nîmes, au procès d’un accident du travail mortel dans une usine Paprec : «Il faut que cette hécatombe cesse»

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Le mastodonte du recyclage français comparaissait jeudi 12 février devant le tribunal correctionnel, accusé de multiples manquements ayant conduit à la mort en juillet 2023 du jeune Jules Pertet.

Dans une usine de tri de déchets ménagers de l'entreprise Paprec, à Chassieu (Rhônes). (E. Soudan /Alpaca / Andia)
Publié le 13/02/2026 à 10h44

La famille de Jules Pertet s’est présentée en bloc à la barre du tribunal de Nîmes, peu après la reprise de l’audience, ce jeudi 12 février en fin d’après-midi. La mère, Sylvie, le père, Fabrice, et la sœur aînée, Clara. Dignes et vêtus de noir – «comme pour un enterrement», a fait remarquer Laurence Bourgeon, leur avocate. Le fils cadet, Jules, est mort le 26 juillet 2023 à l’âge de 21 ans, happé par une machine dans une usine du groupe Paprec, mastodonte français du recyclage, à Nîmes.

«Ce jour-là, ma vie s’est arrêtée. J’ai préparé le petit déjeuner à Jules, je l’ai accompagné dehors et je lui ai dit d’être prudent. Il m’a dit “t’inquiète”, et il n’est pas revenu», a commencé la mère. «Mon frère était un combattant, a poursuivi Clara, en larmes. Nous voulons nous battre pour lui, pour montrer les coulisses derrière la belle vitrine Paprec.» Deux ans et demi après les faits, et après

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