Même les passants les plus pressés de s’engouffrer dans la station de métro du coin de la rue ne le louperaient pas. Quand il déploie ses deux portes en métal, chaque matin, l’ancien kiosque de presse de l’avenue Edouard-Vaillant, à Pantin, révèle sa devanture jaune et bleue, ses peintures style wax et ses guirlandes lumineuses entortillées. Le tout est un brin tape-à-l’œil, mais c’est voulu : depuis juin 2024, l’abri sert de vitrine à PAM – pour Pantin, activités et métiers, une entreprise à but d’emploi située dans le quartier adjacent des Quatre-Chemins.
«Tout le monde nous connaît ici, et vice-versa», confirme Nadège Ndobo, responsable du kiosque. Derrière le comptoir de la structure, elle et ses collègues renseignent les riverains sur les événements culturels et solidaires proposés par PAM et vendent, le ton assuré, la production des ateliers de l’entreprise : bissap, jus de tamarin et gingembre, mais aussi créations textiles et petit mobilier en bois. Certaines salariées approchent de la cinquantaine, d’autres l’ont depuis longtemps dépassée, d’autres encore ont à peine 35 ans. Mais toutes ont par le passé été durablement privées d’emploi malgré leur envie de travailler, avant de retrouver une occupation grâce à PAM.




