Ils appellent encore tous leur usine «la Française de mécanique». Pourtant, la «FM» a changé de nom en 2019 avec la fusion de PSA et de Fiat Chrysler, elle est devenue Stellantis Douvrin. Mais la nouvelle appellation n’imprime pas. A quoi bon ? L’avenir n’appartient plus aux moteurs thermiques que fabrique depuis 1969 la Française pour Peugeot, à Douvrin, dans le Pas-de-Calais. Non, le futur est électrique, comme le clame une réclame le long de la quatre-voies. Ici se construit la gigafactory de batteries d’ACC (Automotive Cells Company), une co-entreprise réunissant Stellantis, Mercedes-Benz et TotalEnergies. La structure de la nouvelle usine émerge déjà de terre, à la place des anciens ateliers, ouverture prévue l’année prochaine. A côté, il y a ce qui reste de la FM, deux bâtiments sur les huit existants. Dès 2017, PSA a compacté le site, passé de 140 à 40 hectares. Disparu, l’emblématique numéro 1, où s’est construit le moteur X, qui équipait les Peugeot 104. «J’ai été l’un des premiers embauchés, se souvient Henri Davroux, membre du bureau de l’Amicale des anciens. Ça m’a fait mal au ventre quand ils ont démoli. On a été jusqu’à 6 400 ouvriers, et on a fait jusqu’à 10 400 moteurs par jour.»
Reportage
A Stellantis dans le Pas-de-Calais, la fin du thermique provoque quelques hics
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Dans le Pas-de-Calais, une usine de production de moteurs thermiques se réoriente vers les batteries électriques. Une mutation qui inquiète les salariés malgré des promesses de reconversion.
A l'usine Stellantis de Douvrin (Pas-de-Calais), en juin 2015. (Mehdi Chebil/Mehdi Chebil)
Publié le 07/06/2022 à 21h21
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