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Allégé de plusieurs mesures d’austérité, le PLFSS soumis au vote ce mardi est loin de sa version initiale

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Après l’adoption de justesse de la partie dédiée aux recettes du budget de la sécurité sociale, le texte, qualifié de «musée aux horreurs» par la gauche, sera soumis au vote ce mardi 9 décembre. Nombre de mesures, comme la très décriée année blanche, ont été supprimées ou modifiées pour tenter de dégager un consensus.

Sébastien Lecornu lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale, le 14 octobre. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 09/12/2025 à 6h03

Quel cadeau l’Assemblée nationale réserve-t-elle à la Sécu pour ses 80 ans ? Le Palais-Bourbon se prononcera ce mardi sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Depuis l’examen du texte en seconde lecture il y a une semaine, la majorité des mesures adoptées par le Sénat le 26 novembre ont sans surprise été retoquées par les parlementaires. Et le «musée des horreurs», dénoncé par la gauche a été en grande partie toiletté. Vendredi, si la partie «recettes» du PLFSS a été votée de justesse par les députés, à 26 voix près, le suspense demeure toutefois entier pour le vote solennel de ce mardi.

La dernière carte de l’Ondam

Pour espérer atterrir sur un budget, la ministre de la Santé a tendu une main aux Ecologistes sur l’Objectif des dépenses de l’assurance maladie (l’Ondam) lundi 8 décembre au soir. Stéphanie Rist a déposé un amendement portant une augmentation de 3 % de ces dépenses, initialement prévues à + 2 %. «En cas de rejet [du PLFSS] : dérive massive, plus de 30 milliards d’euros de déficit», a-t-elle mis en garde dans un post X. Le but : ne pas perdre les 70 voix de la droite, tout en convainquant les 38 députés écolog

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