D’une semaine à l’autre, son nom change. Quant à ses contours, rien n’est clair. Alors qu’un projet de loi doit être consacré dès ce mois de décembre à l’allocation sociale unifiée (ASU), cette mesure, déjà esquissée avant leur chute par les deux précédents Premiers ministres, Michel Barnier et François Bayrou, reste nimbée d’un grand flou. Quand Sébastien Lecornu a annoncé l’imminence de sa création devant les assises des départements de France à Albi (Tarn) le 14 novembre, le Premier ministre a parlé d’une «allocation sociale unique», une «aventure» qui regrouperait en un seul versement plusieurs prestations, sans les fusionner ni les réduire, mais en économisant des frais de gestion.
Dix jours plus tard, dans un courrier envoyé aux présidents de conseils départementaux, que Libération s’est procuré, Sébastien Lecornu garde le même acronyme, mais change la signification du U, qui ne signifie plus «unique», mais «unifiée». «Elle regroupera le RSA, les aides au logement et la prime d’activité», précise-t-il, louant «une réforme d’efficacité, mais




