Le couperet tombe pour ArcelorMittal. Le plan social, qui supprime 608 postes dans les usines du nord de la France, a été validé mercredi 17 décembre par les services de l’Etat, a appris l’AFP auprès de la direction du sidérurgiste.
Annoncé en avril, ce plan comprend des mesures d’accompagnement des salariés concernés, qui avaient fait l’objet d’un accord majoritaire avec la CFDT et la CFE-CGC. Il supprime 608 postes, soit 224 emplois, du fait de postes déjà vacants et de mesures de reclassements internes, a précisé la direction à l’AFP.
Sans surprise, les sites de Dunkerque (Nord) et Florange (Moselle) payent le plus lourd tribut, avec respectivement 84 et 78 emplois supprimés. Les sites de Basse-Indre en Loire-Atlantique (41 emplois), Montataire dans l’Oise (15 emplois) et Mardyck dans le Nord (4 emplois), ainsi que le siège français de Saint-Denis en banlieue parisienne (2 emplois), complètent ces chiffres.
Mesures d’accompagnement «au ras des pâquerettes»
La «mise en œuvre concrète» du plan social va désormais débuter, «notamment avec le déploiement des mesures d’accompagnement», qui comprennent congés senior pour les salariés proches de la retraite, congés de reclassement jusqu’à dix-huit mois pour les salariés les plus éloignés de l’emploi, indemnités pour création d’entreprise et projets de reconversion, ainsi que le versement d’indemnités supralégales renforcées, a indiqué à l’AFP la direction du groupe.
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Les montants de ces indemnités n’ont pas été dévoilés. La CGT avait refusé de signer l’accord, estimant que les mesures d’accompagnement proposées étaient «vraiment au ras des pâquerettes».
Fin novembre, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi LFI visant à nationaliser ArcelorMittal France, au nom de la défense de la filière tricolore de l’acier, dont la demande s’émousse en Europe. La production locale fait face à l’énorme concurrence de la production asiatique et surtout chinoise, vendue beaucoup moins chère. Mais l’avenir du texte proposé par les insoumis est très incertain car il lui sera difficile d’être adopté au Sénat, qui penche à droite.




