Au quotidien, ils sont en première ligne face aux usagers. Et depuis quelques semaines, les conseillers Pôle emploi travaillant en agence sont chargés d’une nouvelle tâche pas très agréable : faire la pédagogie de la réforme de l’assurance chômage, qui entre en vigueur cet automne. A compter du 1er décembre, comme l’a rappelé Emmanuel Macron sans prendre de gants lors de son allocution télévisée du 9 novembre, il faudra avoir travaillé six mois à temps plein sur les deux dernières années, contre quatre sur les vingt-huit derniers mois précédemment, pour ouvrir des droits. Ces nouvelles règles d’indemnisation du chômage viendront s’ajouter à celles déjà en vigueur depuis le 1er octobre. Le tout devrait considérablement amoindrir les indemnités touchées par plusieurs centaines de milliers de travailleurs précaires. Selon une estimation de l’Unédic publiée à la mi-novembre, pas moins de 840 000 personnes, un nouvel allocataire sur trois entre avril 2021 et mars 2022, seraient concernées. Avec une baisse de leurs allocations en moyenne de 24%, avec de grandes disparités selon les situations.
L’explication de ces mesures représente un sacré bo




