Au moins pourra-t-on reconnaître à Gabriel Attal le mérite d’avoir levé une ambiguïté. Le 30 janvier, lors de son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre est revenu sur un sujet qui traîne derrière lui bon nombre de malentendus : la semaine de quatre jours. Ou plutôt, comme il a eu l’honnêteté de le formuler, «la semaine en quatre jours», donc «sans réduction du temps de travail», qu’il souhaite voir expérimentée dans toutes les administrations centrales et déconcentrées. Ce dispositif, il avait déjà décidé de l‘«expérimenter dans [s]on administration» alors qu’il était «ministre des Comptes publics», a-t-il rappelé, précisant qu’il l’avait fait «contre vents et marées». Quels vents, quelles marées ? Mystère. Ici, on avait surtout retenu que son apologie soudaine de cette semaine en quatre jours, en plein milieu du conflit autour de la réforme des retraites, relevait avant tout d’un coup de communication frisant l’entourloupe.
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Attal et sa «semaine en quatre jours», ou l’art d’esquiver le débat sur la réduction du temps de travail
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Se disant attentif à l’évolution du «rapport au travail», le Premier ministre veut généraliser cette organisation dans les administrations, sans réduction du temps de travail. Ce qui serait loin d’un vrai progrès social.
Le Premier ministre, Gabriel Attal, lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale, le 30 janvier 2024. (Sarah Meyssonnier/REUTERS)
Publié le 08/02/2024 à 7h16
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