A 12 h 30, ce vendredi 12 septembre, devant la Verrerie du Languedoc, un piquet de grève, avec barbecue et banderoles, contrôle les rares entrées et sorties de voitures. Cela fait déjà six heures que l’intersyndicale CGT, FO et CFE-CGC bloque l’accès au site, voisin de l’usine Perrier à qui il fournit la plupart de ses bouteilles en verre. «C’est aujourd’hui que débutent les négociations sur le plan de sauvegarde de l’emploi, les indemnités de licenciement et tout le reste, dégaine Halim Torche, de la CGT, mais on n’a plus confiance dans la direction : ils nous ont dit qu’ils feraient tout pour trouver un repreneur verrier, et puis, rien !»
En avril, la multinationale américaine Owens-Illinois (OI) a brusquement annoncé la fermeture de l’usine et la suppression de ses 164 emplois en fin d’année. Un choc. «Personne ne l’avait vu venir, on a pris un coup derrière la tête», lâche Florian, 35 ans et déjà huit ans de boîte, qui, comme d’autres, s’attendait à une énième restructuration. «On ne sait p




