Lundi 5 janvier, Emmanuel Macron recevait à l’Elysée des boulangers-pâtissiers à l’occasion de la cérémonie annuelle dite «de la galette de l’Epiphanie». L’occasion pour le président de la République d’évoquer un dossier auquel certains de ces commerçants tiennent particulièrement : la possibilité de convoquer leur personnel le 1er Mai, jour non seulement férié mais aussi, dispose le code du travail, «chômé». Ce qui le distingue de tous les autres (Noël, Pâques, armistice…) puisque, en cette journée internationale des travailleurs, aucun employeur ne peut demander à un salarié d’être à son poste, sauf dans «des établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail». Cette mention qui englobe de toute évidence des services comme les transports, la santé ou la sécurité, ainsi que des usines dont les machines doivent tourner 24 heures sur 24, ne concerne a priori ni les boulangers ni les fleuristes.
Pourtant, nombre de ces commerces ont pris l’habitude ces dernières décennies d’ouvrir leurs portes le 1er Mai, moyennant un doublement de la rémunération de leurs employés. Aussi, une certaine agitation s’est emparée du débat public en avril, quand la Confédération de la boulangerie s




