Le budget de la Sécurité sociale pour 2026 poursuit son avancée au Parlement, pareil au camion chargé de nitroglycérine qui franchit tant bien que mal un pont de bois dangereusement branlant au cœur de la tempête dans le film Sorcerer de William Friedkin (1977). Ce vendredi 5 décembre, les députés ont adopté de justesse à 26 voix près (166 pour, 140 contre) la partie «recettes» du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qu’ils examinent en deuxième lecture après l’avoir massivement rejeté en première début novembre. Ils ont ainsi entendu Sébastien Lecornu, qui leur a demandé de le faire non pas comme une validation «politique», mais pour «ne pas empêcher le débat» sur la partie «dépenses» du budget de la Sécu. Car, a rappelé le Premier ministre, un rejet de ce volet recettes aurait mis fin à l’examen de l’ensemble du texte à l’Assemblée, le renvoyant encore au Sénat pour un destin plus incertain que jamais.
Message reçu notamment par le groupe Liot, qui a voté pour sur ce fondement, mais aussi et surtout par le Parti socialiste, qui par la voix de Jérôme Guedj a salué dans l’hémicycle un «compromis» et suffisamment de nouvelles recettes pour poursuivre la discussion ce week-end sur les dépenses. Parmi les sujets épineux :




