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Reportage

«C’est moche de finir comme ça» : l’amertume des salariés de Novasco en Moselle

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Les 434 salariés de l’aciériste à Hagondange vont être licenciés. S’ils comptent se joindre à l’action judiciaire de l’Etat contre leur repreneur, le fonds d’investissement Greybull, ils ont accepté mercredi le plan social proposé par la direction.

A Hagondange mercredi, deux jours après avoir appris la liquidation de l’aciériste. (Mathieu Cugnot/Libération)
ParOphélie Gobinet
Envoyée spéciale à Hagondange (Moselle)
Publié le 19/11/2025 à 20h31

Les croix en bois adossées contre un mur font ressembler les bureaux de Novasco, à Hagondange (Moselle), à un grand cercueil. Ce mercredi matin, les salariés du plus grand site de l’aciériste français, anciennement appelé Ascometal, sont venus, nombreux, enterrer leurs espoirs. Réunis en assemblée générale, ils remplissent le hall d’accueil, jusqu’à déborder sur le perron du bâtiment. Le silence est pesant, concentré. Mais sous les capuches et les bonnets, on devine les questions et les inquiétudes lorsqu’ils écoutent les détails du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qu’on leur égrène.

Lundi 17 novembre, la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg a entériné la reprise d’un seul des quatre sites de l’entreprise par la PME Métal blanc. L’usine de Leffrinckoucke, près de Dunkerque, dans le Nord, sera sauvegardée. Mais les trois autres sites, Saint-Etienne, dans la Loire, Custines, en Meurthe-et-Moselle, et Hagondange, sont placés en liquidation judiciaire. Seuls 144 emplois, sur les 693 que compte Novasco en France, seront sauvés.

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