Attention, qu’on ne se méprenne pas : si Laurent Berger annonce ce mercredi, dans un long entretien au Monde, son départ prochain de la tête de la CFDT, ça n’a rien à voir avec le conflit en cours autour de la réforme des retraites. A deux semaines d’un 1er Mai unitaire que les syndicats souhaitent «exceptionnel et populaire», le secrétaire général a conscience que la période est «particulière». Mais il «craint qu’on ne vive que des périodes particulières, que ce ne soit jamais le bon moment» – un argument, relève-t-il, généralement utilisé par des hommes. Or comme son ancien homologue de la CGT Philippe Martinez, à qui Sophie Binet vient de succéder au terme d’un congrès agité, Laurent Berger a choisi de passer la main à une femme en la personne de Marylise Léon, son adjointe. La physionomie des photos de famille syndicales, où n’apparaissait encore, en janvier, qu’une seule femme – Murielle Guilbert, codéléguée générale de Solidaires – va donc
21 juin
CFDT : bien lancé, Laurent Berger passe bientôt le relais
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Le secrétaire général de la CFDT a annoncé mercredi 19 avril qu’il passera la main, le 21 juin, à son adjointe, Marylise Léon. En dix ans de mandat, la CFDT est devenue le premier syndicat de France et, critiquée pour son manque de combativité, a redoré son blason à l’occasion de la bataille contre la réforme des retraites.
Laurent Berger au siège de la CFDT à Paris, le 17 mars. (Florence Brochoire/Libération)
Publié le 19/04/2023 à 18h26
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