Vincent Capo-Canellas n’est pas prévisionniste mais sénateur UDI de Seine-Saint-Denis. Pourtant, il a anticipé la tempête que traverserait Météo France, mis en cause pour sa mauvaise appréciation des vents après les violents orages de ce jeudi en Corse. L’élu centriste de la Seine-Saint-Denis est l’auteur d’un rapport d’information sur l’organisme public de météorologie, publié en septembre 2021 et dans lequel il tirait la sonnette d’alarme. Depuis 2013, l’établissement qui dépend de l’Etat a vu sa subvention baisser de 20 %, soit 37 millions d’euros en moins. Les effectifs ont diminué de près d’un quart, passant de 3 345 personnes en 2012 à 2 736 en 2020. Quant au réseau territorial, il a largement été amputé puisque Météo France ne compte plus que 39 implantations contre 115 en 2011. Cette profonde restructuration a rendu plus complexe sa mission fondamentale : détecter le plus tôt possible les phénomènes climatiques extrêmes pour sauver des vies.
Analyse
Dérèglement climatique: Météo France dotée d’outils de pointe mais en manque de mains
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L’établissement public de météorologie, mis en cause pour avoir mal évalué les orages de jeudi en Corse, a vu sa subvention baisser de 20% sur dix ans. Un rabotage menaçant ses capacités opérationnelles alors que les phénomènes extrêmes vont être amenés à se multiplier.
Des employés de Météo France protestant contre la baisse des subventions, lors d'une manifestation à Toulouse en janvier 2020. (Alain Pitton/NurPhoto. AFP)
Publié le 19/08/2022 à 20h06
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