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Le billet de Frantz Durupt

Derrière le retour du CPE version Medef, un patronat avide de reprendre la main sur le débat public

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Le mouvement patronal suscite la colère de la CGT et de l’Unef en mettant sur la table, pour le moment à l’état de «propositions», un contrat pour les jeunes qui pourrait être rompu sans motif pendant trois ans. Mais que cherche vraiment à faire le Medef ?

A Rennes, en marge d'une manifestation contre le contrat première embauche, le 16 mars 2006. (Thierry Pasquet/Libération)
Publié le 01/02/2026 à 13h11

Il paraît qu’en ce début 2026, certains sont pris d’un élan nostalgique pour l’année 2016. Le Medef, lui, regarde plus loin dans le rétro : c’est 2006 qu’il lorgne. Dans un document qu’il a transmis à ses interlocuteurs patronaux et syndicaux en vue d’une possible négociation sur l’emploi des jeunes, que l’agence AEF a révélé jeudi 29 janvier, le principal mouvement d’employeurs a posé quelques idées de nature à égayer les discussions. L’une d’elles promet de les rendre carrément exaltantes : un contrat spécifique pour les jeunes permettant aux employeurs de les mettre dehors «sans motif» durant les trois premières années.

L’idée rappelle le contrat première embauche (CPE), porté par le gouvernement Villepin en 2006 puis retiré à la suite

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