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Analyse

En 2024, des allocataires de minima sociaux toujours plus nombreux (et loin d’être nantis)

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Les prestations sociales remplissent un rôle crucial de lutte contre la pauvreté, souligne le service statistique du ministère de la Santé et de la Solidarité dans son rapport annuel publié jeudi 4 décembre. Mais sont loin d’offrir un niveau de vie confortable.

A la Caisse d'allocations familiale de Versailles, le 12 décembre 2023. (Denis Allard/Libération)
Publié le 04/12/2025 à 6h00

Il y a comme, chaque année, deux manières d’appréhender le rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé consacré aux minima sociaux et aux prestations de solidarité, divulgué ce jeudi 4 décembre. Commençons par la lecture négative : une nouvelle fois en 2024, le nombre d’allocataires de ces minima et prestations (qui, pour rappel, n’intègrent pas les allocations chômage, les indemnités journalières ou les pensions de retraite) a augmenté.

Et il a augmenté plus encore qu’en 2023, de l’ordre de 1,3 % sur un an, contre + 0,5 % l’année d’avant, pour atteindre un total de 4,25 millions de personnes en fin d’année. Ce n’est pas du côté du revenu de solidarité active (RSA) qu’il faut chercher les causes de cette augmentation : le nombre de foyers allocataires de ce minimum vital (646 euros pour une personne seule sans enfant) a reculé de 0,5 % en 2024, pour s’établir à 1,84 million.

Le nombre d’allocataires de l’allocation adulte handicapé (AAH), lui, a continué de croître depuis

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