Il y a comme, chaque année, deux manières d’appréhender le rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé consacré aux minima sociaux et aux prestations de solidarité, divulgué ce jeudi 4 décembre. Commençons par la lecture négative : une nouvelle fois en 2024, le nombre d’allocataires de ces minima et prestations (qui, pour rappel, n’intègrent pas les allocations chômage, les indemnités journalières ou les pensions de retraite) a augmenté.
Et il a augmenté plus encore qu’en 2023, de l’ordre de 1,3 % sur un an, contre + 0,5 % l’année d’avant, pour atteindre un total de 4,25 millions de personnes en fin d’année. Ce n’est pas du côté du revenu de solidarité active (RSA) qu’il faut chercher les causes de cette augmentation : le nombre de foyers allocataires de ce minimum vital (646 euros pour une personne seule sans enfant) a reculé de 0,5 % en 2024, pour s’établir à 1,84 million.




