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En Alsace, la fermeture de l’usine Dumarey Powerglide, symbole de l’usure silencieuse d’un territoire industriel

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Début janvier, l’ex-groupe Punch a annoncé la fin de son site employant 320 personnes. Dans cette région historiquement préservée, la désindustrialisation progresse aussi malgré les promesses politiques.

Des employés de Dumarey Powerglide en grève en 2024, lorsque l'entreprise avait supprimé 248 emplois. (Frederick Florin/AFP)
Par
Marine Dumény
correspondance à Strasbourg (Alsace)
Publié le 20/01/2026 à 7h39

Un an après un premier plan social, l’usine Dumarey Powerglide Strasbourg s’apprête à fermer définitivement ses portes. Ce n’est pas seulement l’histoire d’un équipementier automobile qui s’éteint, c’est le signe d’une transformation profonde : l’amenuisement discret mais constant d’un paysage industriel longtemps présenté comme un bastion productif.

En octobre 2024, Dumarey Powerglide Strasbourg, ex-groupe Punch, avait déjà licencié 248 salariés. Le 7 janvier 2026, la direction a confirmé que l’activité du site s’arrêtera dans le courant de l’année, scellant le sort des 320 salariés encore en poste. Officiellement, la cause est claire : la perte du principal client allemand, l’équipementier automobile ZF. Dans les ateliers pourtant, la nouvelle n’a rien d’un choc. «On savait que ça ne repartirait pas. La question, ce n’était pas si, mais quand», décrit un salarié avec plus de vingt ans d’ancienneté.

L’intérim, «premier signal d’alerte»

Secrétaire général de la CGT métallurgie Alsace et ancien salarié de Clestra, Amar Ladraa juge que Dumarey n’est pas un fait isolé mais un symptôme. «On fait face aujourd’hui à des menaces structurelles qui pèsent sur l’emploi. Ce qu’on vit à Dumarey

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