En résumé :
- Ce mercredi, plus de 150 actions féministes sont annoncées partout en France. Une réponse à une réforme des retraites qui pénalise davantage les femmes, dont les pensions sont inférieures de 40 % à celles des hommes.
- Le gouvernement tente de surfer sur cette vague. La Première ministre Elisabeth Borne doit présenter en Conseil des ministres une centaine de mesures censées favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes.
- Dans le même temps, Emmanuel Macron va rendre un hommage à Gisèle Halimi, une initiative qui ressemble furieusement à un contre-feu opportuniste, bien commode un lendemain de grève massive.
«Premières de corvée, retraites amputées». En cette journée internationale des droits des femmes, celles-ci étaient au cœur des manifestations contre le projet de réforme des retraites. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce mercredi partout en France, journée placée sous le signe de la lutte contre les inégalités salariales. «Retraites, salaires, les femmes sont en colère», ont chanté les manifestants, en grande majorité des femmes, en tête du cortège parisien. La foule a défilé entre la place de la République et celle de la Nation, au lendemain d’une forte mobilisation contre la réforme des retraites, accusée notamment d’être injuste envers les femmes. La manifestation parisienne a rassemblé 13 500 participants, selon la préfecture de police. A Toulouse, 7 500 personnes selon la préfecture, 25 000 selon les organisateurs, ont manifesté. A Lille, 4 000 personnes se sont rassemblées selon les organisatrices. On dénombrait également plusieurs milliers de manifestants à Montpellier et Rennes. A Nantes, environ un millier de personnes ont défilé.
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En Ardèche, écolos et syndicats de la centrale nucléaire main dans la main. C’est un attelage sur lequel on aurait, a priori, pas parié. Ce mercredi, la députée écologiste de la Drôme Marie Pochon et les syndicats de la centrale nucléaire de Cruas ont parlé d’une seule voix pour dire tout le mal qu’ils pensaient de la réforme des retraites du gouvernement. Invitée par l’intersyndicale, comme tous les parlementaires et les élus du coin (excepté ceux du RN), l’ancienne militante de l’Affaire du Siècle s’est rendue sur le piquet de grève installé à l’entrée de la centrale, où se trouvaient également les professeurs mobilisés. Et ce, malgré des évidentes divergences sur la question de l’atome. «C’est normal d’être à leurs côtés. On défend les droits de tous les travailleurs. J’y étais pour leur dire que nous sommes à leurs côtés dans leurs revendications sur les retraites», explique la députée à Libé. Face aux 400 grévistes (selon les syndicats), Marie Pochon a défendu le régime spécial des salariés de l’énergie. «Elle a rappelé que les régimes spéciaux ne sont pas là par hasard, mais qu’ils ont été créés pour répondre à de la pénibilité, raconte le délégué syndical CGT CNPE de la centrale David Hallier. On est tous d’accord pour dire qu’ils doivent être plutôt nivelés vers le haut.» De quoi satisfaire son auditoire. «Son discours a été applaudi, ce qui, à première vue, peut avoir de quoi surprendre», sourit le syndicaliste. Un événement qualifié «d’historique», par l’équipe de la députée. Par notre journaliste Sacha Nelken.
Petite visite de soutien interpro à nos camarades de @CgtCnpe où se trouvait aussi @MariePochon pic.twitter.com/C3IgwBLChp
— Mylpe (@Mylpe) March 8, 2023
La SNCF annonce un trafic encore «fortement perturbé» jeudi. Après la RATP, la SNCF annonce que la circulation des trains restera «fortement perturbée» jeudi en raison de la grève contre la réforme des retraites. Un TGV Inoui et un Ouigo sur trois devraient notamment circuler, ainsi que deux TER sur cinq en moyenne, selon les régions. Le trafic restera également perturbé vendredi.
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L’écluse de la centrale hydroélectrique de Marckolsheim évacuée par les CRS. Fin de partie pour les grévistes qui bloquaient l’écluse de la centrale hydroélectrique de Marckolsheim, sur le Rhin, et donc la circulation de tous les bateaux sur le fleuve depuis lundi soir. Selon le délégué syndical CGT Philippe Charpentier, les CRS sont intervenus à 14 heures pour évacuer la centaine de protestataires qui s’y étaient barricadés depuis le matin, mettant fin à près de quarante-huit heures d’occupation. C’est à la demande de la préfète du Bas-Rhin, Josiane Chevalier, que les forces de l’ordre se sont rendues sur place. Selon BFMTV, l’opération s’est déroulée dans le calme et sans interpellation.
⬛️ #SemaineNoire ⚡️
— FNME-CGT (@FNMECGT) March 8, 2023
🚢Écluse de Marckolsheim (67) #Rhin
😱Voilà le "dialogue social" du @gouvernementFR @AgnesRunacher @GDarmanin @Elisabeth_Borne @EmmanuelMacron
✊On lâche rien jusqu’au #retrait
❌ #NonALaReformeDesRetraites
🔴SOUTIEN À NOS CAMARADES pic.twitter.com/aRjdyHLWs0
Le trafic sera encore perturbé jeudi dans le métro parisien et le RER B. La RATP prévoit une amélioration du trafic jeudi 9 mars dans les transports parisiens, mais pas un retour à la normale lors de ce troisième jour consécutif de grève contre la réforme des retraites. Le trafic sera perturbé dans le métro, notamment sur les lignes 3, 6, 7, 8, 10 et 13, et très perturbé sur la ligne du RER B : 1 train sur 2 circulera aux heures de pointe et 2 trains sur 3 aux heures creuses. L’interconnexion sera interrompue à gare du Nord pour cette ligne. Le trafic sera quasi normal sur le RER A et normal sur les réseaux bus et tramway.
Pradié maintient son opposition à une réforme «qui pénalise les travailleurs». A droite, Aurélien Pradié continue de jouer les trouble-fêtes. Alors qu’une partie des Républicains est favorable à la réforme des retraites du gouvernement, le député du Lot a réaffirmé être contre tout texte «qui pénalise les travailleurs» à l’issue d’une rencontre avec le leader de la CFDT, Laurent Berger. «Personne ici n’est opposé à la réforme des retraites, nous sommes favorables à une réforme mais pas n’importe laquelle : nous ne voulons pas d’une réforme qui pénalise les travailleurs», a-t-il expliqué lors d’un point presse. L’éphémère numéro 2 des Républicains juge également «urgent et impératif que d’ici à la fin de la semaine», la Première ministre «puisse recevoir les représentants syndicaux» alors que ces derniers ont demandé à être reçus à l’Elysée.
Vu du Sénat. Elisabeth Borne prône un débat parlementaire «sans blocage». Interpellée par le président des sénateurs socialistes Patrick Kanner, la Première ministre s’est exprimé lors des questions au gouvernement, après la nuit agitée au Palais du Luxembourg. «Le débat au Parlement doit se tenir dans le respect des uns et des autres […] sans blocage [et] avec une volonté de discussion sincère», a-t-elle répliqué, assurant que l’exécutif «n’intervient pas dans l’organisation des débats au Sénat». «Je suis attachée à la séparation des pouvoirs», a-t-elle également répondu au patron du groupe écologiste, Guillaume Gontard. Alors que les groupes de gauche fustigent un débat «bâillonné» par la majorité sénatoriale, Borne estime que les sénateurs ont «les cartes en main pour agir, enrichir le texte» et «donner à tous les Français le débat démocratique qu’ils réclament». Dans l’hémicycle de la Chambre haute, la cheffe du gouvernement a également appelé à ne pas «opposer la légitimité de la rue à celle de nos institutions». La journée de mobilisation du 7 mars a donné «sensiblement le même nombre» de manifestants qu’en janvier, a aussi lancé Borne, sous les critiques de la gauche. Par notre journaliste sur place Victor Boiteau.
«Sobriété énergétique» pour Amazon. Le site de la multinationale à Morlaàs, dans les Pyrénées-Atlantiques, était à l’arrêt ce mercredi matin, la CGT Energies ayant décidé de couper le courant sur le site, rapporte France Bleu. «On a placé Amazon en sobriété énergétique, parce qu’on cherche des milliards pour financer les retraites, et on estime que cet argent, il est là», a témoigné auprès de France Bleu Claude Etchelamendy, secrétaire général CGT Energies Béarn-Bigorre.
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Avec la CGT propreté devant le Sénat. 13 h 30. La CGT service de propreté attendait près de 200 personnes devant le Sénat à l’occasion du 8 mars. On était plutôt loin du compte, place Pierre-Dux, où seuls une cinquantaine d’agents d’entretien – principalement des femmes – ont répondu au rendez-vous pluvieux. Mais derrière leur banderole, frappée du slogan «Temps partiel imposé, souffrance, conditions de travail, retraite…», les présents ont donné de la voix. «On n’en peut plus», scande en chœur la foule, qui déplore l’invisibilisation de leur combat. «Nous sommes les oubliés de la France car on fait des «métiers de merde». C’est nous qui nettoyons les toilettes», s’écrie Mado, 58 ans, travailleuse dans le secteur hospitalier, mi-temps thérapeutique en raison d’un accident de travail. Konefatou, la cinquantaine, gouvernante dans un hôtel, dénonce ses difficultés à faire reconnaître ses douleurs de dos et de genoux. «C’est un métier vraiment difficile», souffle-t-elle.
Alors pour ces travailleuses rassemblées, la retraite à 64 ans est hors de question. «On va me demander d’aller contrôler les chambres avec une canne à la main», s’indigne Giselle, 51 ans, gouvernante elle aussi dans un grand hôtel. «Cette réforme dégradera encore plus leurs conditions. Ces travailleuses, qui cumulent les employeurs – majoritairement des sous-traitants – n’auront pas de carrière complète à temps plein», explique Sophie Binet, coordinatrice en charge de l’égalité à la CGT. Plusieurs sénateurs communistes sont venus soutenir les manifestants en fin de rassemblement. Par notre journaliste sur place Mattias Corrasco.
Des vols annulés jeudi et vendredi. L’administration a exigé mercredi des compagnies aériennes qu’elles renoncent à 20 à 30 % de leurs vols jeudi et vendredi, comme les deux jours précédents, en raison de la grève des contrôleurs aériens opposés à la réforme des retraites. Ce mouvement social contraint la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) à demander aux transporteurs de «réduire leur programme de vols de 20 % sur l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle et de 30 % sur les aéroports de Paris-Orly, Beauvais, Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes, Marseille, Montpellier, Nice et Toulouse», a annoncé la DGAC dans un communiqué.
La CGT annonce le blocage de plusieurs ports. Les ports de Marseille-Fos, du Havre et de Rouen sont bloqués ce mercredi par une opération «ports morts» contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Le port de Brest est également bloqué. A Marseille, «tous les accès au Grand Port maritime», qui s’étend sur une surface équivalente à la ville de Paris – du quartier de la Joliette, proche du centre-ville à Marseille, jusqu’à Port-Saint-Louis-du-Rhône, en Camargue, a confirmé Pascal Galéoté, représentant CGT des agents portuaires du Grand Port maritime de Marseille (GPMM) et de Fluxel (opérateur des terminaux pétroliers de Fos et Lavéra). Il y a «des piquets de grève un peu partout», a-t-il ajouté, assurant que le blocage durerait «toute la journée» et que rien ne sortirait des deux terminaux pétroliers. Que ce soit chez les agents portuaires ou les dockers, on comptait «100 % de grévistes» ce mercredi, ont indiqué plusieurs sources syndicales CGT.
Près de 6 % des stations-service de France à court d’essence ou de gazole mercredi. Et le secteur pétrolier mettant en cause l’inquiétude des automobilistes qui multiplieraient les pleins de précaution en raison des grèves dans les raffineries. L’ouest du pays est plus touché que la moyenne nationale, avec environ un quart des stations de Sarthe, d’Indre-et-Loire et du Calvados manquant soit d’essence, soit de gazole. Cette analyse se fonde sur les remontées des stations disponibles sur le site prix-carburants.gouv.fr. Plus aucun carburant ne sort des raffineries françaises, en grève, mais 200 dépôts continuent d’approvisionner les stations. Lire notre reportage à la raffinerie Exxon de Port Jérôme.
Avec les cheminots SNCF de gare de Lyon : «Il va falloir intensifier le mouvement pour amener le gouvernement à la raison.» La grève sera reconduite jusqu’à jeudi, 11 heures. L’AG à laquelle Romain a participé vient tout juste de le décider. Loin de s’en réjouir, le jeune homme de 25 ans, bonnet vissé sur la tête et mains enfoncées dans les poches, anticipe la suite : «Il va falloir intensifier le mouvement pour amener le gouvernement à la raison.» Son état d’esprit ? Il le décrit comme «motivé» et «combatif», surtout face à la «sourde oreille» de l’exécutif. Si la réforme finit par passer, ce travailleur chargé du tracé des voies partira à la retraite à 65 ans au lieu de 62. Alors il se dit prêt à tenir le temps qu’il faudra, grâce à la caisse de grève, ses économies et en se «serrant la ceinture». «Le combat mérite de s’autorestreindre sur les quelques plaisirs de la vie auxquels on a accès.» Par notre journaliste Elise Viniacourt.
Un sixième épisode «historique». La journée nationale d’action contre la réforme des retraites du mardi 7 mars a attiré entre 1,2 million et 3,5 millions de manifestants dans toute la France, selon qu’on regarde les chiffres du ministère de l’Intérieur ou ceux de la CGT. Il s’agit de l’une des plus fortes contestations sociales depuis plusieurs décennies, et un record depuis le début du mouvement actuel, courant janvier. Libé vous propose de découvrir ici l’ampleur de chaque journée d’action en data.
La grève reconduite à gare de Lyon : «Est-ce que le gouvernement veut une guerre civile ?» Dans le hangar où l’AG des cheminots SNCF de la gare de Lyon se déroule, l’ambiance est solennelle, le ton guerrier. Daniel Teirlynck, représentant Unsa ferroviaire, s’interroge face au silence du gouvernement et sa minimisation de l’ampleur du mouvement aux quelque 3,5 millions de manifestants mardi (chiffre syndicats) : «Est-ce qu’il veut une guerre civile ?» souffle-t-il à Libé. Evoquant le mouvement des gilets jaunes et la «radicalisation» de certains de ses membres, il prévient au micro : «Certains vont se sentir trahis, incompris et vont passer à l’étape d’au-dessus.» Bien sûr, «on n’encourage pas les gens à faire des manifestations violentes». Le syndicaliste, conducteur de train, invite plutôt ses collègues à reconduire le mouvement jusqu’à jeudi 11 heures. Une invitation approuvée par l’unanimité de la soixantaine de grévistes présents sur place. Par notre journaliste Elise Viniacourt.
Olivier Véran fustige les blocages, les «violences» et les «coupures volontaires» d’électricité. Les jours passent mais le discours, lui, ne bouge pas d’un iota. Ce mercredi midi, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a, une nouvelle fois, fustigé les blocages organisés dans tout le pays contre la réforme des retraites. «Le blocage, c’est l’inverse du dialogue, ça n’apporte pas de progrès et ça pénalise des Français», a-t-il répété alors que les raffineries sont encore à l’arrêt ce mercredi. Dans sa série de réprobations, l’ancien ministre de la Santé a également déclaré que le gouvernement «condamne» les «violences» et «les coupures volontaires» d’électricité. Lors du compte rendu du Conseil des ministres, Olivier Véran a également réaffirmé que «la porte du gouvernement reste ouverte» en réponse aux syndicats qui ont demandé mardi soir à être reçu par Emmanuel Macron. Une demande qui, a priori, ne devrait donc pas être satisfaite. «Emmanuel Macron respecte les institutions et le texte est actuellement au Sénat», s’est contenté d’expliquer le ministre, histoire de faire comprendre que le chef de l’Etat laisse la Première ministre et le ministre du Travail en première ligne. Par notre journaliste Sacha Nelken.
Le Rhin n’est plus un long fleuve tranquille. Au niveau de Marckolsheim, à une soixantaine de kilomètres au sud de Strasbourg, une centaine de grévistes, notamment des salariés de la centrale hydroélectrique, bloquent pacifiquement la circulation des bateaux depuis lundi soir. Mais après un peu plus de trente-six heures sans tension, les protestataires menés par la CGT, la CFDT et FO ont été sommés de quitter les lieux ce mercredi matin par la gendarmerie. En réaction, une centaine de personnes sont en ce moment même barricadées dans l’installation. La préfecture réclame leur départ pour midi. Sur place, le délégué syndical CGT, Philippe Charpentier, entend lui «rester sur place» et réclame la venue de la préfète ou d’un ministre pour débloquer la situation. Mais il concède : «On n’a plus grand-chose à manger, on est assiégés. On s’était seulement équipés pour un jour ou deux.» Par notre journaliste Jean-Baptiste Chabran.
Avec les cheminots de la SNCF à la gare de Lyon. Moins enjouée mais davantage recouverte de stickers Sud Rail. Lorsque l’on rencontrait Rida mardi à l’AG des cheminots de la gare de Lyon, on découvrait une agente commerciale de 48 ans motivée à poursuivre le mouvement «jusqu’au bout». Ce mercredi, à quelques minutes d’un nouveau vote pour reconduire la mobilisation, elle souffle, un peu plus dépitée : «Moi je suis toujours motivée, mais je ne suis pas sûre que tous les collègues le soient.» En cumulant les jours de grève, elle assure avoir déjà perdu 400 euros. La caisse de grève peut-elle aider à perpétuer le mouvement ? «Oui, son montant est élevé mais il ne faut pas oublier que nous sommes beaucoup de grévistes…» Ainsi, lors du mouvement de 2019 où elle avait milité pendant plus de deux mois, sur 4 000 euros de perdus, elle souffle n’avoir perçu que 600 euros grâce à elle. Par notre journaliste Elise Viniacourt.
Après une «nuit improbable» au Sénat, la gauche remontée comme un coucou. Chose rarissime au Palais du Luxembourg, les sénateurs socialistes, écologistes et communistes ont quitté l’hémicycle dans la nuit de mardi à mercredi pour protester contre les «manœuvres» de la majorité sénatoriale de droite. Alors qu’ils débattaient du report de l’âge de 62 à 64 ans, le président Gérard Larcher a enclenché un article du règlement (le 38) permettant d’expédier les débats. «Nous avons été agressés», a grondé le patron du groupe socialiste Patrick Kanner, ce mercredi matin en conférence de presse. «Un millier de nos amendements ont été balayés d’un revers de main», a-t-il poursuivi, en référence à un autre coup de la majorité sénatoriale. A ses côtés, la présidente du groupe communiste Eliane Assassi a pointé un «coup de force démocratique à l’égard du Parlement». «La droite sénatoriale a perdu son sang-froid, a également dénoncé l’élue de Seine-Saint-Denis. Bruno Retailleau s’est déguisé en porte-parole du gouvernement.» Façon de pointer la responsabilité du patron du groupe LR dans cette accélération forcée des débats. De son côté, le président du groupe écolo Guillaume Gontard a fustigé une «dérive du débat démocratique» et un «moment sans précédent dans l’histoire du Sénat». Par notre journaliste Victor Boiteau.



