Si vous avez raté la polémique du week-end autour de la grève d’une partie des salariés des raffineries de TotalEnergies et Esso-ExxonMobil, voici ce qu’il faut en retenir : les grévistes ont un peu raison, mais ils ont surtout tort. Un peu raison d’attendre de leurs entreprises qu’elles fassent un effort supplémentaire sur leurs rémunérations pour compenser l’inflation, surtout vu les maxiprofits qu’elles sont en train de réaliser (10,6 milliards d’euros de bénéfice net sur les six premiers mois de l’année pour TotalEnergies). Mais surtout tort de faire grève dès maintenant, plutôt que d’attendre gentiment l’ouverture de négociations salariales qui étaient calées au mois de novembre pour le pétrolier français.
Durant tout le week-end, un drôle de concept s’est promené de bouche en bouche : la «grève préventive». Laurent Berger, secrétaire national de la CFDT, samedi matin sur France Inter : «La CFDT n’est pas tellement pour les grèves préventives. Elle est pour agir au moment où l’on discute sur le sujet.» Aurore Bergé, présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale,




