Samba Diallo passe la porte tambour de l’usine Orangina de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) tout sourire. Il est 14 heures passées ce mardi 16 décembre quand s’achève sa journée de travail amorcée aux aurores. Ses lunettes teintées le protègent des rayons du soleil hivernal. Elles lui seront aussi utiles plus tard pour camoufler ses larmes. «C’est vraiment une belle entreprise. Dès le premier jour où je suis arrivé en tant qu’intérimaire, j’ai eu l’ambition de rester», se remémore le quinquagénaire. Il a réussi. Samba (c’est comme ça que ses collègues l’appellent) est entré chez Orangina en tant qu’agent d’entretien en 2013. Il a obtenu son CDI de technicien de production un an plus tard, avant de devenir responsable d’une équipe de neuf personnes et membre du comité social et économique (CSE). Mais Samba a beau «faire partie des murs», il ne pourra pas finir sa carrière dans l’usine de la célèbre boisson, comme il l’aurait souhaité.
Industrie
Fermeture de l’usine Orangina à La Courneuve : «La vie va changer pour mes enfants aussi»
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Le géant du soda, qui possède quatre sites en France, fermera celui de Seine-Saint-Denis d’ici un an. Sur les 105 salariés concernés, seuls 56 pourraient rejoindre l’usine du Loiret. Si Orangina met en avant un recul des ventes, Force ouvrière, syndicat majoritaire sur le site, dénonce «l’avidité des actionnaires».
Devant l’usine Orangina appelée à fermer en 2026, à La Courneuve le 16 décembre. De gauche à droite : Youen Le Noxaïc (FO), Samba Diallo (CFE-CGC) et Job Minguel (CFDT).
(Remy Artiges/Libération)
ParMargo Magny
Publié le 27/12/2025 à 10h31
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