Javier Milei, président argentin ultralibéral adepte des coupes massives dans les dépenses publiques, ne semble pas être sa tasse de maté. «Je veux améliorer les services publics, pas les détruire, ni à la tronçonneuse, ni autrement», a assuré ce dimanche 30 novembre le ministre délégué chargé de la Fonction publique, David Amiel. Pourtant, à deux jours de la journée de grève interprofessionnelle mardi à l’appel de la CGT, FSU et Solidaires, pour faire pression sur les débats sur le budget, l’exécutif reste ferme.
«On ne pourra pas avoir une augmentation générale l’année prochaine des rémunérations dans la fonction publique. Tout le monde connaît la contrainte budgétaire dans laquelle on est», a soutenu au micro de France Info David Amiel. Le point d’indice était resté gelé en 2025.
Reportage
«Je crois en revanche qu’il y a beaucoup de choses que l’on peut faire pour améliorer la vie quotidienne des agents publics, y compris sur des choses qui pèsent lourdement sur leur pouvoir d’achat», «notamment la question du logement», a avancé le ministre aussi chargé de la Réforme de l’État. «Je souhaite que l’on puisse rapprocher les agents publics de leur lieu de travail», a développé David Amiel, citant les aides-soignantes, les infirmières, les policiers, les enseignants.
Dans cette optique, une proposition de loi avec Vincent Jeanbrun, ministre du logement, devrait de nouveau être examinée «dans les toutes prochaines semaines», selon lui.
«Des économies considérables» dans les ministères
David Amiel a également rappelé que pour des raisons d’économies budgétaires, «le budget 2026 prévoit une réduction d’un peu plus de 3 000 emplois publics». Ce qui n’empêchera pas des embauches auront lieu dans les ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Armées, «parce qu’on a besoin de militaires, de plus de policiers sur le terrain, de personnels de justice pour désengorger les tribunaux», a-t-il estimé. Conséquence : dans les autres ministères, comme la Santé, l’Environnement ou les Solidarités, le gouvernement «fait des économies considérables».
En vue de la journée d’action de mardi, la patronne de la CGT Sophie Binet avait appelé à une mobilisation la plus importante possible, afin de «gagner l’enterrement de toutes les catastrophes de ce budget». Et celle-ci de noter qu’il n’y a notamment «jamais eu un budget pour les hôpitaux aussi catastrophique que celui qui est proposé aujourd’hui».




