Menu
Libération
Social

France Loisirs : la fin d’un modèle entraîne la chute de 500 personnes

Réservé aux abonnés

Placée en liquidation judiciaire lundi, l’entreprise de vente de livres a été reprise par la société Financière Trésor du Patrimoine. Seuls 47 postes et 14 boutiques seront conservés.

Un syndicaliste de la CGT manifestait devant le siège social du groupe, le 29 avril 2013. (Denis Allard/REA)
Publié le 14/12/2021 à 16h21

C’est la fin d’une époque. La fin d’un modèle qui a connu son âge d’or pendant les années 90, et qui n’a pas supporté l’entrée dans le millénaire suivant, celui qui a vu émerger le commerce en ligne et l’explosion de l’offre culturelle. Placé en liquidation judiciaire le 25 octobre, France Loisirs, qui fait partie du groupe Actissia, va être repris par la société par actions simplifiées la Financière Trésor du Patrimoine, a statué le tribunal de commerce de Paris, lundi. Avec de la casse sociale : selon le Monde, seuls 47 des 516 postes seront conservés et 108 des 122 boutiques en France tireront définitivement leur rideau.

Il faut se rendre compte de ce qu’a représenté France Loisirs dans le monde de l’industrie culturelle. L’entreprise a été fondée en 1970 par le groupe allemand Bertelsmann et les Presses de la Cité, et connu rapidement sur un succès incontestable. Il y a moins de trente ans, l’entreprise comptait même jusqu’à 4,5 millions d’abonnés, selon le sociologue Vincent Chabault. A titre de comparaison, c’est 300 000 de plus que le nombre de personnes actuellement abonnées à Deezer, leader du marché du streaming musical en France. Le système était simple : moyennant

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique