Le secteur de l’énergie a pris de court tout le monde. Vendredi, en amont de la journée interprofessionnelle de ce mardi, la Fédération des mines et de l’énergie CGT (FNME-CGT) annonçait à Libération un «tour de chauffe». Tout le week-end, des centrales ont connu des baisses de charge et des outils de travail passés «aux mains» des salariés en grève.
Dimanche soir, Sébastien Menesplier, le numéro 1 du syndicat, évoquait «un total de 5 571 MW retirés du réseau ou aux mains des grévistes». Autant de MWh qui ne pourront être vendus sur les marchés par EDF. Son numéro 2, Fabrice Coudour, ajoutait que «plusieurs piquets de grève se sont maintenus ou installés dans les centrales», et que de nouveaux seraient à l’œuvre dès le lundi. La CFE énergie parle de son côté de «grève reconductible». Un prélude à la semaine qui s’amorce.




