Près des voies sur lesquelles un tramway file, une cinquantaine d’agents discutent aux côtés de camions bleus garés dans l’entrée de l’agence Enedis de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Des collègues de Noisy-le-Sec ou des centrales thermiques de Saint-Ouen-sur-Seine et Issy-les-Moulineaux sont également venus en renfort sur ce site, l’un des 40 bloqués en France, selon le syndicat, ce mardi 2 septembre. C’est le premier jour d’une grève reconductible à l’appel de la puissante Fédération nationale des mines et de l’énergie CGT (FNME-CGT). En ligne de mire : le 18 septembre, premier jour des négociations salariales dans la branche. Mais si l’appel à la grève a été lancé dès le mois de mai, le mouvement se télescope avec l’actualité politique, et surtout sociale.
«Notre grève ne s’oppose pas du tout à la colère citoyenne et on ne veut pas non plus se la réattribuer, explique Fabrice Coudour, secrétaire général de la FNME-CGT. Mais nous voulons créer les conditions pour que les travailleurs puissent rejoindre la mobilisation du 10 septembre, grâce à la grève reconductible.» Il ajoute : «Pour tout bloquer, il faut que le monde du travail soit impliqué. Le 10 mais aussi les jours qui suivront, notamment le 18, avec l’appel intersyndical.»
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Cette grève du 2 septembre porte malgré tout, en premier lieu, sur des revendications précises, qui concernent le secteur de l’énergie. «On serait bien mieux payés dans le privé, mais on aime notre mission de service public




