IKKS sauvé, mais pas ses employés ? Plusieurs repreneurs se sont positionnés pour acquérir une partie des activités du groupe de mode, qui compte plus de 1 000 salariés en France et qui a été placé en redressement judiciaire début octobre, selon des offres publiées par le tribunal des activités économiques de Paris.
Une dizaine d’offres ont été déposées avant le 24 octobre, date limite fixée, puis publiées ces derniers jours. L’audience du tribunal est fixée au 28 novembre, a appris l’AFP de source proche du dossier, et les repreneurs potentiels peuvent améliorer leur offre d’ici là. En voici quelques unes :
- Le groupe industriel français Verdoso propose de reprendre 556 salariés, dont 425 en CDI. Il souhaite également racheter 224 magasins (99 succursales, 113 contrats d’affiliés, 12 «corners» en grands magasins). Il fixe le prix de cession à 110 040 euros et prévoit d’arrêter les marques OneStep et iCode, tout comme IKKS Junior. Ce même groupe a racheté The Kooples l’an dernier.
- Les deux entrepreneurs Santiago Cucci (président de la holding HoldIKKS) et Michaël Benabou, (cofondateur de Veepee) ont présenté une offre qui sauvegarderait 391 emplois. 141 points de vente (88 magasins en propre et 53 affiliés) seraient aussi conservés. Un prix de 500 000 euros est avancé, avec une stratégie de recentrage autour de la marque IKKS et des lignes adultes.
- Le groupe Amoniss, propriétaire de Pimpkie, souhaite garder 393 CDI. Il propose de maintenir 168 points de vente en France (dont 88 succursales). Il offre également 500 000 euros.
Analyse
- La société BCRI Holding propose de reprendre 426 salariés et 67 baux. L’entreprise, qui avait déjà racheté Café coton, marque de prêt-à-porter masculin haut de gamme, fixe le prix à 800 000 euros.
- Le groupe Beaumanoir (Caroll, Cariboo, Cafan) a déposé une offre partielle pour trois magasins, mais surtout proposé un million d’euros pour l’acquisition des marques IKKS et des noms de domaine.
- Parmi les autres offres, la marque Faguo a notamment proposé une offre partielle pour 13 magasins.
IKKS possédait fin août 473 points de vente en France et dans 11 autres pays, et employait 1 287 salariés dans le monde, dont 1 094 en France, selon les administrateurs judiciaires.
Infographie
En février 2024, l’entreprise avait annoncé un plan de sauvegarde de l’emploi prévoyant la suppression de 202 postes en France et la fermeture de 77 magasins et corners (sur 604 alors). In fine, 140 emplois avaient été concernés. Malgré un plan de relance, la marque a été placée en redressement judiciaire début octobre.




