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Reportage

«Ils nous ont jetées comme des sacs-poubelle» : à Bobigny, les agentes de nettoyage rassemblées contre Arc-en-ciel

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La rupture anticipée du contrat avec le département, le 31 octobre, par le sous-traitant empêche ses 60 salariées, sans revenu depuis, d’ouvrir leurs droits au chômage. Ce jeudi 18 décembre, elles étaient rassemblées à Bobigny pour protester.

Lors du rassemblement en soutien aux 60 agentes de nettoyage d’Arc-en-ciel devant le siège du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, à Bobigny, jeudi 18 décembre. (Libération)
Publié le 18/12/2025 à 20h24

Devant l’immeuble Picasso à Bobigny (Seine-Saint-Denis), Amina (nom d’emprunt), s’efforce d’afficher un large sourire. Il faut l’écouter parler pour saisir la gravité de la situation. Depuis 2003, en dépit des amplitudes horaires à rallonge et des levers aux aurores, la mère de famille fait briller les bureaux du conseil départemental avec la même énergie. Mais, le 31 d’octobre, sa routine d’agente de nettoyage s’est stoppée net quand le prestataire Arc-en-ciel (AEC) a mis fin au marché en cours avec le département. «Ils nous ont jetés comme des sacs-poubelle», lâche la quinquagénaire, les yeux humides. Comme elle, 60 agentes de nettoyage employées par AEC – l’entreprise missionnée par le conseil départemental – sont sans emploi depuis bientôt deux mois. Soutenues par le collectif «Dignité au travail 93», des dizaines d’entre elles se sont rassemblées ce jeudi 18 décembre devant les locaux en déménagement du département pour alerter sur leur situation : aucun revenu depuis un mois et demi pour ces agentes souvent expérimentées.

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Lorsqu’il a mis fin au marché qu’il était censé assurer jusqu’à fin 2026, AE

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