Les années se suivent et se ressemblent. En 2025, la fraude sociale est évaluée à plusieurs milliards d’euros par an et les entreprises en sont majoritairement responsables. Le sujet continue de déchaîner les passions des parlementaires à la recherche d’économies, qui parfois se trompent de cible. Dans son rapport publié ce mardi 13 janvier, le Haut Conseil au financement de la protection sociale (HCFiPS) évalue à 14 milliards d’euros le montant de la fraude sociale sur un an. Un chiffre quasiment stable, car si ce montant était évalué à 13 milliards d’euros fin 2024, l’écart d’un milliard «s’explique en partie par l’inflation et la masse financière qui augmente», explique Dominique Libault, le président du HCFiPS.
Un autre périmètre n’a pas changé : ces fraudes (caractérisées dès lors qu’elles sont intentionnelles, et ne relèvent pas d’une erreur), sont pour plus de la moitié d’entre elles, soit 52 %, le fait de travail dissimulé. La fraude des assurés représente 36 % et celle des professionnels de santé, moins d’un quart.
Un projet de loi déséquilibré
Alors que l’examen du projet de loi de fi




