Le système de l’assurance chômage est-il responsable d’une explosion des contrats courts, et donc de la précarisation croissante d’un grand nombre de travailleurs ? L’argument a au moins le mérite de la simplicité. C’est sans doute pourquoi la ministre du Travail, Elisabeth Borne, le convoque à chaque fois qu’elle défend la réforme de l’assurance chômage, qui doit partiellement entrer en vigueur cet été. «Cette réforme est nécessaire pour lutter contre la précarité, qui concerne des centaines de milliers de salariés. Au cours des dernières années, le nombre de CDD de moins d’un mois a augmenté de 250%», lançait-elle encore le 25 mai devant l’Assemblée nationale. Et de rappeler alors les deux piliers de la réforme : «Ce système, il faut le réformer en plaçant les entreprises devant leurs responsabilités, avec le système de bonus-malus qui vise à inciter les entreprises à proposer des CDI ou des CDD plus longs, et par ailleurs avec des calculs d’allocation-chômage qui permettent d’assurer une meilleure équité entre salariés.»
Analyse
La réforme de l’assurance chômage peut-elle vraiment freiner l’explosion des contrats courts ?
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Contestée par l’ensemble des syndicats, la réforme permettra de lutter contre la prolifération des CDD de moins d’un mois en incitant les chômeurs à prendre des emplois plus stables, affirme le gouvernement. Un postulat fragile et ébranlé par plusieurs travaux récents.
(Christian Hartmann/Reuters)
Publié le 02/06/2021 à 6h55
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