Et maintenant, tout commence pour eux. Désormais propriétaires de leur usine, les 228 salariés de Duralex et leur directeur général, François Marciano, lancent pour de bon, ce lundi 2 septembre, le projet industriel qui doit conduire le verrier français presque octogénaire vers des horizons prospères, après plusieurs décennies de chocs financiers – dont le dernier, a l’orée de l’été, a bien failli le briser définitivement. La presse a été conviée à visiter l’usine en ce jour de rentrée des classes, qui n’a pas été choisi au hasard : les Duralex savent que leur plus grande richesse, rappelée comme un passage obligé par tout reportage et article qui se penche sur eux, réside dans les souvenirs de cantine que convoquent un verre Gigogne et son nombre imprimé au fond – non pour signifier un âge, mais pour identifier le moule qui l’a fait naître.
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Seulement, cette nostalgie constitue aussi une faiblesse : «Depuis 1997, il n’y a pas eu une nouveauté chez Duralex», relève François Marciano, qui dirigeait déjà l’usine depuis 2021. Autant dire, comme le délégué syndical CFDT Suliman El Moussaoui, que la coopérative «part d’une page blanche», après un été agité. Le 26 juillet, à quelques heures de la plongée de tout le pays dans le grand bain des Jeux




