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La Société générale veut supprimer 1 800 postes en France d’ici la fin 2027

Le plan, qui sera annoncé aux représentants du personnel ce jeudi, est censé s’appuyer sur des «départs naturels» et de la «mobilité interne». La CGT déplore l’absence de dispositifs d’accompagnement.

Dans le quartier de la Défense, à Paris, en octobre 2022. (Maeva Destombes/Hans Lucas. AFP)
Publié le 22/01/2026 à 9h11

La banque rouge et noir siphonne encore ses effectifs. La Société générale annonce qu’elle va présenter aux représentants du personnel ce jeudi 22 janvier un projet de réorganisation. A la clé, 1 800 postes supprimés en France d’ici la fin 2027. Il n’y aura pas de plan de départ, assure le groupe qui compte 40 000 collaborateurs en France : ce projet est censé s’appuyer sur des «départs naturels» et de la «mobilité interne».

Ces suppressions concernent «plusieurs activités et fonctions centrales au siège, ainsi que l’organisation régionale de la banque de détail, explicite la société bancaire. Le réseau d’agences n’est pas concerné.»

Ce plan avait déjà été révélé dès mercredi par la CGT, qui a rapidement dénoncé une «politique du fait accompli». «Pour la direction, le taux d’attrition naturel de 5 % [départs volontaires ou en retraite, ndlr] et la faiblesse d’ouvertures de postes au recrutement font qu’il n’y aurait pas besoin de dispositifs d’accompagnement que nous connaissions jusqu’à présent (départs seniors, plan de départs volontaires, reclassements volontaires, …)», a déploré l’organisation syndicale.

La direction du groupe avait déjà provoqué l’ire des syndicats cet été, cette fois à cause de sa décision d’obliger tous les salariés de l’entreprise à revenir sur leur lieu de travail au moins quatre jours par semaine, contre deux ou trois auparavant. La grève, décrite comme historique par les syndicats, n’aura rien changé : la société a acté cette décision en septembre.

Côté suppression de postes, la banque avait déjà annoncé une baisse de 900 à son siège (soit 5 % des effectifs) en février 2024, «sans départs contraints». Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de réduction des coûts lancé par son directeur général, Slawomir Krupa. Il devrait être validé lors d’une réunion plénière exceptionnelle des représentants du personnel fin avril, selon la CGT.

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