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Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics envisage de supprimer 2 000 à 3 000 postes en France et en Italie

Confronté à une baisse de la demande de semi-conducteurs, le groupe franco-italien pourrait réduire ses effectifs de 6 %, principalement par des départs en retraite anticipés. STMicroelectronics a connu une baisse de son chiffre d’affaires de 23,2 % en 2024, comparé à l’année précédente.
Les locaux de l'entreprise STMIcroelectronics à Montrouge, le 12 juillet 2022. (Sarah Meyssonnier/REUTERS)
publié le 31 janvier 2025 à 19h13

Une nouvelle annonce de suppression d’emplois industriels. Selon les informations de l’agence Bloomberg, le fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics pourrait réduire prochainement ses effectifs, supprimant 2 000 à 3 000 postes en France et en Italie. Le groupe prévoit de passer par «des départs volontaires, dont des retraites anticipées», qui représenteraient environ 6 % des effectifs du groupe. Possédé par la banque française d’investissement Bpifrance et l’Italie à hauteur de 27,5 %, l’entreprise est confrontée à une baisse de la demande dans l’industrie et le secteur automobile.

Ses résultats pour l’année 2024 ont été annoncés ce jeudi 30 janvier 2025 : le chiffre d’affaires s’est établi à 13 milliards de dollars (12,5 milliards d’euros), et a diminué de 23,2 % par rapport à l’année précédente. En Bourse, le cours de l’action a chuté de 45 % ces 12 derniers mois.

La majorité des emplois français du groupe sont en Isère

Le nombre exact d’emplois supprimés est encore à l’étude. Dans l’Hexagone, la majorité des 11 500 emplois du groupe sont situés en Isère, à Crolles, où est située une usine de production, et à Grenoble, où est basée une unité de recherche et développement. Né de la fusion d’entreprises publiques françaises et italiennes en 1987, STMicroelectronics est également présent à Tours et Aix-en-Provence. Il fournit des entreprises comme Apple et Tesla, et compte plus de 50 000 employés dans le monde entier.

Un porte-parole de l’entreprise a confirmé l’information auprès de Bloomberg, sous couvert d’euphémisme : «Dans les semaines à venir, nous allons commencer un dialogue constructif avec les représentants du personnel.» Les représentants du ministère de l’Economie et des Finances français et du ministère de l’Industrie italien n’ont pas souhaité répondre aux sollicitations de l’agence.