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Le gouvernement abandonne sa réforme de l’assurance chômage… à condition que les partenaires sociaux accordent leurs violons

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Après plusieurs semaines du suspens, Sébastien Lecornu a cédé aux demandes des organisations syndicales et patronales, et abandonné la lettre de cadrage de son prédécesseur. Enfin presque. L’engagement reste conditionné à ce qu’elles trouvent 400 millions d’euros d’économies sur les ruptures conventionnelles.

Sébastien Lecornu à l'Elysée le 28 janvier 2026. (Eliot Blondet /ABACA)
Publié le 28/01/2026 à 20h03

«Cette lettre nous engage et nous menace.» Ce mercredi, à l’issue d’un rendez-vous dédié aux négociations sur les «contrats courts» au siège de l’Unédic (l’organisme paritaire qui gère l’assurance chômage) à Paris, Frédéric Belouze, chef de file à la CFTC, a réagi à l’abandon de la réforme de l’assurance chômage du gouvernement. Dans un courrier daté de la veille, mardi 27 janvier, le Premier ministre a accédé aux demandes des partenaires sociaux d’abandonner cette lettre de cadrage voulue par Jean-François Bayrou censée durcir les règles d’indemnisation.

Surenchère patronale

Le 9 janvier, trois organisations syndicales (CFDT, CFTC, FO) et le patronat (Medef, CPME, U2P) interpellaient le Premier ministre dans un courrier, en lui demandant de «confirmer l’engagement déjà pris par le ministre du Travail et des Solidarités», Jean-Pierre Farandou. C’est chose faite. Au moins jusqu’à fin février… Car la lettre de Sébastien Lecornu se termine ainsi : «Si je fais le pari de la réussite de votre négociation, le gouvernement prendrait immédiatement ses responsabilités si elle ne devait pas aboutir le 25 février, en vue d’une réforme de l’assurance chômage.» Traduction : à l’issue des trois rendez-vous prévus à l’Unédic en février, les organisations syndicales et le patronat sont tenus de trouver 400 millions d’économies autour des

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