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Reportage

Les rangs des étudiants grossissent contre la réforme des retraites… et le reste

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Dans le cortège parisien, les étudiants mobilisés fustigent une réforme des retraites «injuste» mais aussi l’ensemble de la politique du gouvernement. Les syndicats espèrent instaurer un nouveau rapport de force.

Léa et Irène, 18 et 17 ans, viennent des environs de Chartres (Eure-et-Loir) et défilent à Paris pour la première fois. (Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
Publié le 31/01/2023 à 17h00

«Tous les jours ils nous sortent une nouvelle dinguerie, si la réforme des retraites passe, ils vont croire qu’ils ont carte blanche.» Kalista est venue à la manifestation parisienne avec ses copines Sarah, Manon et Caroline. Elles ont entre 18 et 21 ans, et ont décidé de suivre le camion des principaux syndicats étudiants (Fage, Unef, Alternative). Leurs réponses se complètent, et l’une peut finir la phrase de l’autre. Parmi leurs motivations pour manifester, il y a cette réforme des retraites «injuste», mais aussi l’attitude «irrespectueuse» du gouvernement, quand il dit que la loi passera qu’importe l’importance de la mobilisation. Il y a, enfin, leur propre quotidien. «Moi je ne prends que des produits en promo» ; «Les repas à un euro du Crous aident» ; «Je ne vais que chez Aldi et Lidl, le reste c’est trop cher» ; «Et encore, même chez eux, c’est tendu.»

Dans le cortège parisien, on ne croise pas que des étudiants habitués des manifestations. Léa et Irène, 18 et 17 ans, viennent des environs de Chartres (Eure-et-Loir). A Paris pour leurs études, c’est leur premier défilé. Léa avait peur de venir, à cause des images de violence que ces événements véhiculent. «Nous sommes là pour nos parents», d

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