Posté au dernier étage de la centrale à charbon située à Saint-Avold en Moselle, David George, aime observer les épaisses volutes de fumée s’échapper de ses sœurs allemandes, les centrales de Sarrebruck et Saarlouis. Celle où le quinqua travaille depuis un quart de siècle se nomme Emile-Huchet. Elle devait fermer ses portes en mars, laissant 70 salariés sur le carreau. «On devait s’éteindre, alors qu’on est une goutte dans l’océan !», tempête le cadre technique d’exploitation, «très peiné» alors que le recours au charbon s’est accru de l’autre côté de la frontière et que les centrales fleurissent en Chine et en Inde. Mais Emmanuel Macron l’avait promis : d’ici 2022, la France ne comptera plus aucune centrale à charbon, énergie la plus polluante en matière d’émission de CO₂ pour produire de l’électricité. Un choc pour la Lorraine qui vibre encore pour sa mémoire minière.
Aller-retour
Les salariés de la centrale de Saint-Avold retourneront au charbon
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Licenciés en mars, les 70 employés du site sont appelés à revenir à leur poste. La guerre en Ukraine a contraint Emmanuel Macron à revenir sur sa promesse de fermer ces industries trop polluantes.
La centrale à charbon Emile Huchet de Saint-Avold, le 14 février 2022. (Mathieu Cugnot /Divergence)
Publié le 30/07/2022 à 7h57
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