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Code du travail

Travail le 1er Mai dans les boulangeries : le Sénat adopte une proposition de loi dénoncée par tous les syndicats

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Après une intense agitation politique et médiatique cette année, les sénateurs ont adopté ce jeudi 3 juillet une proposition de loi permettant aux boulangers et aux fleuristes de faire appel à leurs employés lors de la fête des travailleurs.

Paris, le 1er mai 2025. (Cyril Zannettacci/VU' pour Libération)
Publié le 02/07/2025 à 16h00, mis à jour le 03/07/2025 à 16h54

Combien de salariés travailleront le 1er mai 2026, et le feront-ils volontairement ? La question se pose de manière concrète après l’adoption au Sénat, ce jeudi 3 juillet, d’une proposition de loi qui prévoit de réformer ce jour férié, le seul parmi les onze existants qui soit aussi défini comme «chômé» par le code du travail, afin que davantage de commerces aient la possibilité d’ouvrir. Le texte a été adopté en première lecture avec 228 voix contre 112, malgré une opposition unanime – donc rare – des huit principales organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU), qui ont diffusé mardi un communiqué pour s’opposer à ce qui consisterait à «renier les droits des salarié·es». «Plusieurs millions» pourraient être concernés, avance le secrétaire confédéral CGT, Thomas Vacheron. Ils seraient «au plus» 1,4 million selon le ministère du Travail.

Cette initiative parlementaire, portée par une sénatrice et un sénateur centristes, Annick Br

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