Combien de salariés travailleront le 1er mai 2026, et le feront-ils volontairement ? La question se pose de manière concrète après l’adoption au Sénat, ce jeudi 3 juillet, d’une proposition de loi qui prévoit de réformer ce jour férié, le seul parmi les onze existants qui soit aussi défini comme «chômé» par le code du travail, afin que davantage de commerces aient la possibilité d’ouvrir. Le texte a été adopté en première lecture avec 228 voix contre 112, malgré une opposition unanime – donc rare – des huit principales organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU), qui ont diffusé mardi un communiqué pour s’opposer à ce qui consisterait à «renier les droits des salarié·es». «Plusieurs millions» pourraient être concernés, avance le secrétaire confédéral CGT, Thomas Vacheron. Ils seraient «au plus» 1,4 million selon le ministère du Travail.
Analyse
Cette initiative parlementaire, portée par une sénatrice et un sénateur centristes, Annick Br




