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Décryptage

Liquidation de Brandt : la politique de réindustrialisation mise en échec

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Si le solde des créations d’usine en France était nettement positif depuis 2022, la courbe a nettement décliné en 2024.

Des employés à l'usine Brandt, à Vendôme, après l'annonce de la liquidation judiciaire, le 11 décembre. (Jean-François Monier/AFP)
Publié le 11/12/2025 à 20h33

La violente annonce de la liquidation du groupe Brandt, ce jeudi 11 décembre, clôt une année, si ce n’est noire, tout du moins dramatique pour l’industrie en France. Selon les données du cabinet d’analyse Trendeo, il y a eu, en 2025, pas moins de 59 annonces de suppressions d’emplois (supérieures à 100) ou de fermetures de site. Conséquence : pas moins de 13 000 salariés ont perdu ou vont perdre leur emploi.

De quoi remettre au premier plan le sujet de la désindustrialisation, alors que tous les gouvernements qui se succèdent promettent de freiner le mouvement. Le président du RN, Jordan Bardella, voit dans la fermeture de Brandt «le symbole de la France d’Emmanuel Macron, une France à l’arrêt qui a perdu un à un tant de ses fleurons industriels». A l’opposé du spectre politique, le communiste Fabien Roussel aligne : «Honte au gouvernement. Honte aux banques qui n’ont pas cru dans le projet de coopérative. Honte à tous ceux qui tuent notre outil industriel.» François Ruffin, député Debout (ex-LFI), déplore : «Sans barrières douanières, sans taxe aux frontières, notre industrie se fait laminer, encore une fo

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