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Négociations sur l’assurance chômage : le patronat joue les gros bras dans les débats

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Alors que le ministère du Travail vise 400 millions d’euros d’économies sur les ruptures conventionnelles par an, le patronat, crispé par les débats sur le budget, demande au gouvernement un rabot d’un milliard d’euros. De quoi tendre les relations entre les partenaires sociaux.

Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, à l'Assemblée nationale, ce mercredi 3 décembre 2025. (Bertrand Guay/AFP)
Publié le 03/12/2025 à 20h14

Dans le dernier épisode du feuilleton sur l’assurance chômage, entre les partenaires sociaux et le ministère, l’histoire semblait (enfin) prendre la bonne direction. C’était jusqu’à ce que le patronat y mette son grain de sel mardi 2 décembre dans la soirée, la veille d’un rendez-vous fixé par les organisations syndicales à l’Unédic. Rembobinons. Deux semaines après une demande formelle des syndicats en ce sens – ceux des salariés mais aussi les représentants des patrons, à l’exception du Medef –, le gouvernement reculait samedi sur le projet de durcissement du régime de l’assurance chômage envisagé cet été par François Bayrou. Jean-Pierre Farandou annonçait dans un courrier envoyé aux partenaires sociaux le retrait de cette réforme, sous réserve qu’une négociation sur les contrats courts et les ruptures conventionnelles soit entamée.

En conservant (au moins temporairement) l’accord du 15 novembre 2024 sur l’assurance chômage signé par les organisations patronales (Medef, CPME, U2P) et les principaux syndicats (CFDT, FO et la CFTC) – à l’exception

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