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Bras de fer

«On n’est vraiment pas habitués à faire grève» : au Crédit agricole, les salariés appelés à débrayer

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L’intersyndicale des caisses régionales de la banque lance ce mouvement, le 22 janvier, pour protester contre des augmentations salariales jugées insuffisantes. Mais aussi contre un plan «d’efficacité» dont elle redoute les conséquences sur l’emploi. Une mobilisation rare dans ce réseau.

Sur le terrain, les syndicats du Crédit agricole constatent une augmentation des burn-out et des licenciements pour inaptitude. (Jean-Marc Barrère /Hans Lucas via AFP)
Par
Augustin Brillatz
Publié le 19/01/2026 à 5h42

«Je suis dans le groupe depuis 1998, et c’est la première fois que je vois un appel national à la grève», explique Jean-Yves Salvat, secrétaire national Sud-Crédit agricole Mutuel (Sud-Cam). Le jeudi 22 janvier, les 78 000 salariés des 39 caisses régionales du Crédit agricole devraient poser les stylos «pour deux heures, une demi-journée voire la journée, au choix de chacun». Cette interruption du travail se fera à l’appel d’une intersyndicale réunissant la CGT, le Sneca (Syndicat national de l’entreprise Crédit agricole, rattaché à la CFE-CGC), le Sniacam (Syndicat national des agents du Crédit agricole), Sud-Cam et l’Unsa.

Peu familiers des mouvements sociaux, les travailleurs du secteur bancaire bénéficient de conditions de travail et de revenus globalement confortables. Mais plusieurs choses ne passent plus. «La première revendication, c’est les salaires», explique Jean-Yves Salvat. Après de premières négociations en octobre, les syndicats ont quitté la table, ulcérés par les 0,5 % d’augmentation proposés au niveau national. Au sein de la Fédération nationale du Crédit agricole, qui gère l’ensemble des caisses régional

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