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Reportage

«On nous prend pour des imbéciles» : les salariés du géant de l’optique EssilorLuxottica engagent une grève inédite

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Pour la première fois depuis la naissance du groupe en 2018, l’ensemble des syndicats appellent à un mouvement social inter-entités pour réclamer davantage de «partage de la valeur». Des dizaines de travailleurs se sont réunis ce vendredi à Ligny-en-Barrois (Meuse), berceau du mastodonte lunetier.

Devant les usines des Battants et de la Compasserie, à Ligny-en-Barrois, le 28 novembre. (Mathieu Cugnot/Libération)
Publié le 28/11/2025 à 19h27

Quelques centaines de mètres séparent les deux usines historiques de Ligny-en-Barrois, dans la Meuse. D’un côté de la nationale qui traverse le village, les salariés des Battants produisent des verres de lunette. De l’autre, ceux de la Compasserie fabriquent des instruments optiques, comme des meuleuses – qui permettent de tailler les verres – ou des tests de vue. Les deux sites appartiennent au géant mondial du verre ophtalmique et des lunettes EssilorLuxottica, qui possède notamment les marques Ray-Ban et Oakley, les magasins GrandOptical, et emploie plus de 200 000 personnes à travers le monde. L’aventure a commencé ici, à Ligny-en-Barrois, un peu plus de 3 000 habitants aujourd’hui, lorsque l’ancienne Société des lunetiers s’y est implantée en 1867. Plus tard, le groupe a été renommé Essilor, puis il est devenu un mastodonte international en fusionnant avec l’italien Luxottica en 2018.

Ce vendredi 28 novembre est une journée de tension inédite dans l’histoire récente de la multinationale. Pour la première fois depuis la naissance d’EssilorLuxottica, l’ensemble des syndicats ont déposé un préavis de grève concernant la totalité des entités du groupe, afin de protester contre les propositions de revalo

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